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Archives des entrées postées le mars 2009

L’expérience autorisée avec Google Documents

Bonjour,

Nous avons choisi de travailler avec Google Documents pour la gestion des fichiers de suivi et de gestion de Clubs Business en Auvergne et de SMAACK.

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Cet outil est vraiment fabuleux avec la possibilité qui nous est donnée de modifier et consulter simultanément des bases d’informations par exemple sous forme de tableurs partagés.

L’outil n’est pas aussi riche fonctionnellement qu’on pourrait le souhaiter, et nous lie à son utilisation, mais il est suffisamment utile et bien conçu pour nous apporter des services de qualité et qui nous sont utiles voire indispensable à l’heure du travail à distance en équipe.

Pour parler de mes expériences et partager des questionnements, trucs et astuces liés à ce type d’outil avec le plus grand nombre, j’utilise le Forum des Réseaux Sociaux.

Et vous ?

Marc

Une vision futuriste de la télévision télé-interaction

Bonjour,

Merci à Facebook qui m’a permis de prendre connaissance de cette vidéo futuriste télé radio diffusée en 1969 et qui donnait une vision futuriste d’un câble permettant d’échanger (et non plus seulement diffuser) voix – données – sons – images sur le même support.

Comment ? Par l’intermédiaire des actualités facebook qui m’ont permis de voir que mon ami Jean-David OLEKHNOVITCH a publié cette vidéo pour la partager sur son profil… et avec ses amis.

Cette « vision » est aujourd’hui possible sur les supports

  • fibre optique
  • câbles électriques (à base de cuivre essentiellement)
  • ondes radio (support des portables aujourd’hui, essentiellement, mais on peut penser à d’autres — comme celles que les radio-amateurs exploitent depuis déjà fort longtemps)

permet en effet de nombreuses applications :

  • communiquer avec les autres
  • jouer
  • vendre ou acheter
  • prendre de l’information
  • et… visionner des reportages films et émissions d’animations comme « dans le bon vieux temps ».

Et demain ?

Marc


(…) Ce câble qui vous apporte 40 possibilités de choix à domicile est, je crois, la révolution de l’avenir.

La manière dont on peut s’en servir est au fond de mettre à la disposition des individus la possibilité de choisir eux-mêmes les images et les sons qu’ils désirent recevoir, non seulement pour leur distraction, non seulement pour leur éducation, mais encore pour tous les actes pratiques de la vie.

LES POSSIBILITÉS

C’est déjà un fait, la télévision peut apporter l’enseignement programmé à domicile. Demain, elle offrira sur un écran de taille illimitée des programmes choisis à la carte. Même seul chez soi, on pourra préférer les jeux de société aux jeux de patience en prenant comme partenaire soit un ami lointain soit un ordinateur. La télévision sera le super catalogue des ventes par correspondance. Mieux encore, le simple geste d’un doigt sur un bouton fera connaître le choix de la cliente et tiendra lieu de commande.
Journaux, lettres, télégrammes, contraventions apparaîtront ainsi sans retard. Les textes pourront à volonté être reproduits sur papier pour être consultés et conservés (une visio conférence 1-to1).

En fait on peut se demander si le mot télévision est bien celui qui correspond à cette circulation extra ordinaire nouvelle libre des images et des sons que l’on peut envisager pour l’avenir. La télévision pour nous est associée à une idée d’abord de radio diffusion, transmission par ondes. Télévision aussi implique une certaine passivité.
Tout ce que vous voyez au contraire arriver par le canal de ce câble implique une participation active de chacun.
Au fond, on ne trouve pas de mot. Audiovisuel, matériel audiovisuel ne marche pas.
J’attends que les professionnels de la vente trouvent un mot, mais à mon avis c’est ce mot nouveau qui définira très bien les possibilités extra ordinaires de circulation des images et des sons.

À NOTER :

  • on est encore dans un monde, à l’époque, où n’existe pas le micro ordinateur personnel,
  • la vision reste 1 serveur => N client et non pas any-to-any et multiple (on parle de jouer avec 1 ami, alors qu’on peut jouer avec des millions de personnes parfois inconnues,
  • mais bien des mots, expressions, et révélateurs qui en disent long et qui n’ont pas été démentis… Dont le fait que ce sont les professionnels de la vente qui définissent l’avenir… ^^

Soirées de rencontres professionnelles conviviales : Inscrivez-vous !

Les prochaines soirées Clubs Business en Auvergne auront lieu les 2 et 6 avril prochains…

Au programme, comme toujours, des échanges conviviaux entre de nombreux acteurs de l’économie locale, afin d’enrichir son réseau de connaissances et de faire du business sérieusement mais sans se prendre au sérieux !

Soirées de rencontres professionnelles conviviales
Clubs Business en Auvergne

— ce jeudi 2 avril à Clermont-Ferrand
— ce lundi 6 avril au Puy-en-Velay

Pensez à vous inscrire rapidement !!!

Plus d’informations ici !

Ne vous demandez pas que ce que le réseau peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour lui.

 

« Ask not what your country can do for you. Ask what you can do for your country. »
« My fellow citizens of the world. Ask not what America will do for you. Ask what we together can do for the freedom of the men. »

Ces phrases célèbres ont été prononcées par John F. Kennedy lors de son discours d’investiture en 1961.

On peut facilement transposer en :

« Ne vous demandez pas que ce que le réseau peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour lui. »

jf-kennedy-1961.png
http://www.youtube.com/watch?v=3s6U8GActdQ

http://www.networkers-in-the-city.com/forum/showthread.php?p=2226#post2226

une bonne façon de prendre le dessus est de prendre les devants

« Une bonne façon de prendre le dessus est de prendre les devants. » — Marc JESTIN, 2009

La nouvelle présentation d’affaire Mobilis

Bonjour,

Je viens de mettre la nouvelle présentation d’affaire Mobilis en ligne…

diapositive01-presentation-d-affaire-mobilis-l-habitat-relationnel.jpg

Un rien personnalisée et illustrée. Extrait :

diapositive10-mobilis-solaire-photovoltaique.jpg

Rendez-vous dans : Présentation d’affaire Mobilis : rejoignez le réseau

Bien à vous,

Marc

Mobilis l’habitat relationnel, l’immobilier à frais réduits

Stay hungry, stay foolish in being yourself and living your life

Hi all,

I’m very happy to share that piece of Steve JOBS I’ve just watched with you folks.

Let us focus on a couple of messages :

  • « The only way to do great work is to love what you do. » — Steve JOBS
    • for French speaking people, let us remind « Le talent c’est d’avoir envie de faire quelque-chose. » — Jacques BREL
  • « If you live each day as if it was your last, someday you’ll most certainly be right. »
  • « Do what you love to do. If you don’t, keep looking for it. Don’t settle. » — Steve JOBS
  • « Have the courage to follow your heart and intuition. Every thing else is secondary. » — Steve JOBS
  • « Stay hungry, stay foolish. » — Stewart BRAND, The Whole Earth Catalog

Here is the transcript of Steve JOB’s stuff :

« I am honored to be with you today at your commencement from one of the finest universities in the world. Truth be told, I never graduated from college, and this is the closest I’ve ever gotten to a college graduation. Today I want to tell you three stories from my life. That’s it. No big deal. Just three stories.

The first story is about connecting the dots.

I dropped out of Reed College after the first 6 months, but then stayed around as a drop-in for another 18 months or so before I really quit. So why did I drop out?

It started before I was born. My biological mother was a young, unwed college graduate student, and she decided to put me up for adoption. She felt very strongly that I should be adopted by college graduates, so everything was all set for me to be adopted at birth by a lawyer and his wife. Except that when I popped out they decided at the last minute that they really wanted a girl. So my parents, who were on a waiting list, got a call in the middle of the night asking: « We’ve got an unexpected baby boy; do you want him? » They said: « Of course. » My biological mother later found out that my mother had never graduated from college and that my father had never graduated from high school. She refused to sign the final adoption papers. She only relented a few months later when my parents promised that I would someday go to college. This was the start in my life.

And 17 years later I did go to college. But I naively chose a college that was almost as expensive as Stanford, and all of my working-class parents’ savings were being spent on my college tuition. After six months, I couldn’t see the value in it. I had no idea what I wanted to do with my life and no idea how college was going to help me figure it out. And here I was spending all of the money my parents had saved their entire life. So I decided to drop out and trust that it would all work out OK. It was pretty scary at the time, but looking back it was one of the best decisions I ever made. The minute I dropped out I could stop taking the required classes that didn’t interest me, and begin dropping in on the ones that looked far more interesting.

It wasn’t all romantic. I didn’t have a dorm room, so I slept on the floor in friends’ rooms, I returned coke bottles for the 5¢ deposits to buy food with, and I would walk the 7 miles across town every Sunday night to get one good meal a week at the Hare Krishna temple. I loved it. And much of what I stumbled into by following my curiosity and intuition turned out to be priceless later on. Let me give you one example:

Reed College at that time offered perhaps the best calligraphy instruction in the country. Throughout the campus every poster, every label on every drawer, was beautifully hand calligraphed. Because I had dropped out and didn’t have to take the normal classes, I decided to take a calligraphy class to learn how to do this. I learned about serif and san serif typefaces, about varying the amount of space between different letter combinations, about what makes great typography great. It was beautiful, historical, artistically subtle in a way that science can’t capture, and I found it fascinating.

None of this had even a hope of any practical application in my life. But ten years later, when we were designing the first Macintosh computer, it all came back to me. And we designed it all into the Mac. It was the first computer with beautiful typography. If I had never dropped in on that single course in college, the Mac would have never had multiple typefaces or proportionally spaced fonts. And since Windows just copied the Mac, its likely that no personal computer would have them. If I had never dropped out, I would have never dropped in on this calligraphy class, and personal computers might not have the wonderful typography that they do. Of course it was impossible to connect the dots looking forward when I was in college. But it was very, very clear looking backwards ten years later.

Again, you can’t connect the dots looking forward; you can only connect them looking backwards. So you have to trust that the dots will somehow connect in your future. You have to trust in something — your gut, destiny, life, karma, whatever. Because believeing that the dots will connect down the road will give you the confidence to follow your heart even when it leads you off the well know path and that will make all the difference.

My second story is about love and loss.

I was lucky — I found what I loved to do early in life. Woz and I started Apple in my parents garage when I was 20. We worked hard, and in 10 years Apple had grown from just the two of us in a garage into a $2 billion dollar company with over 4000 employees. We had just released our finest creation — the Macintosh — a year earlier, and I had just turned 30. And then I got fired. How can you get fired from a company you started? Well, as Apple grew we hired someone who I thought was very talented to run the company with me, and for the first year or so things went well. But then our visions of the future began to diverge and eventually we had a falling out. When we did, our Board of Directors sided with him. So at 30 I was out. And very publicly out. What had been the focus of my entire adult life was gone, and it was devastating.

I really didn’t know what to do for a few months. I felt that I had let the previous generation of entrepreneurs down – that I had dropped the baton as it was being passed to me. I met with David Packard and Bob Noyce and tried to apologize for screwing up so badly. I was a very public failure, and I even thought about running away from the valley. But something slowly began to dawn on me — I still loved what I did. The turn of events at Apple had not changed that one bit. I had been rejected, but I was still in love. And so I decided to start over.

I didn’t see it then, but it turned out that getting fired from Apple was the best thing that could have ever happened to me. The heaviness of being successful was replaced by the lightness of being a beginner again, less sure about everything. It freed me to enter one of the most creative periods of my life.

During the next five years, I started a company named NeXT, another company named Pixar, and fell in love with an amazing woman who would become my wife. Pixar went on to create the worlds first computer animated feature film, Toy Story, and is now the most successful animation studio in the world. In a remarkable turn of events, Apple bought NeXT, I returned to Apple, and the technology we developed at NeXT is at the heart of Apple’s current renaissance. And Laurene and I have a wonderful family together.

I’m pretty sure none of this would have happened if I hadn’t been fired from Apple. It was awful tasting medicine, but I guess the patient needed it. Sometimes life can hit you in the head with a brick. Don’t lose faith. I’m convinced that the only thing that kept me going was that I loved what I did. You’ve got to find what you love. And that is as true for your work as it is for your lovers. Your work is going to fill a large part of your life, and the only way to be truly satisfied is to do what you believe is great work. And the only way to do great work is to love what you do. If you haven’t found it yet, keep looking. And don’t settle. As with all matters of the heart, you’ll know when you find it. And, like any great relationship, it just gets better and better as the years roll on. So keep looking. Don’t settle.

My third story is about death.

When I was 17, I read a quote that went something like: « If you live each day as if it was your last, someday you’ll most certainly be right. » It made an impression on me, and since then, for the past 33 years, I have looked in the mirror every morning and asked myself: « If today were the last day of my life, would I want to do what I am about to do today? » And whenever the answer has been « No » for too many days in a row, I know I need to change something.

Remembering that I’ll be dead soon is the most important tool I’ve ever encountered to help me make the big choices in life. Because almost everything — all external expectations, all pride, all fear of embarrassment or failure – these things just fall away in the face of death, leaving only what is truly important. Remembering that you are going to die is the best way I know to avoid the trap of thinking you have something to lose. You are already naked. There is no reason not to follow your heart.

About a year ago I was diagnosed with cancer. I had a scan at 7:30 in the morning, and it clearly showed a tumor on my pancreas. I didn’t even know what a pancreas was. The doctors told me this was almost certainly a type of cancer that is incurable, and that I should expect to live no longer than three to six months. My doctor advised me to go home and get my affairs in order, which is doctor’s code for prepare to die. It means to try and tell your kids everything you thought you’d have the next 10 years to tell them in just a few months. It means to make sure everything is buttoned up so that it will be as easy as possible for your family. It means to say your goodbyes.

I lived with that diagnosis all day. Later that evening I had a biopsy, where they stuck an endoscope down my throat, through my stomach and into my intestines, put a needle into my pancreas and got a few cells from the tumor. I was sedated, but my wife, who was there, told me that when they viewed the cells under a microscope the doctors started crying because it turned out to be a very rare form of pancreatic cancer that is curable with surgery. I had the surgery and thankfully I’m fine now.

This was the closest I’ve been to facing death, and I hope its the closest I get for a few more decades. Having lived through it, I can now say this to you with a bit more certainty than when death was a useful but purely intellectual concept:

No one wants to die. Even people who want to go to heaven don’t want to die to get there. And yet death is the destination we all share. No one has ever escaped it. And that is as it should be, because Death is very likely the single best invention of Life. It is Life’s change agent. It clears out the old to make way for the new. Right now the new is you, but someday not too long from now, you will gradually become the old and be cleared away. Sorry to be so dramatic, but it is quite true.

Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life. Don’t be trapped by dogma — which is living with the results of other people’s thinking. Don’t let the noise of others’ opinions drown out your own inner voice. And most important, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary.

When I was young, there was an amazing publication called The Whole Earth Catalog, which was one of the bibles of my generation. It was created by a fellow named Stewart Brand not far from here in Menlo Park, and he brought it to life with his poetic touch. This was in the late 1960’s, before personal computers and desktop publishing, so it was all made with typewriters, scissors, and polaroid cameras. It was sort of like Google in paperback form, 35 years before Google came along: it was idealistic, overflowing with neat tools and great notions.

Stewart and his team put out several issues of The Whole Earth Catalog, and then when it had run its course, they put out a final issue. It was the mid-1970s, and I was your age. On the back cover of their final issue was a photograph of an early morning country road, the kind you might find yourself hitchhiking on if you were so adventurous. Beneath it were the words: « Stay Hungry. Stay Foolish. » It was their farewell message as they signed off. Stay Hungry. Stay Foolish. And I have always wished that for myself. And now, as you graduate to begin anew, I wish that for you.

Stay Hungry. Stay Foolish.

Thank you all very much. »

Nul n’ira jusqu’au fond du rire d’un enfant

Le Petit Paul

Sa mère en le mettant au monde s’en alla.
Sombre distraction du sort. Pourquoi cela ?
Pourquoi tuer la mère en laissant l’enfant vivre ?
Pourquoi la marâtre, ô deuil ! La faire suivre ?
Car le père était jeune, il se remaria.
Un an c’est bien petit pour être paria ;
Et le bel enfant rose avait eu tord de naitre.
Alors un vieux bonhomme accepta ce pauvre être
C’était l’aïeul. Parfois ce qui n’est plus défend
ce qui sera. L’aïeul prit dans ses bras l’enfant
Et devint mère. Chose étrange et naturelle.
Sauver ce qu’une morte a laissé derrière elle,
On est vieux, on n’est plus bon qu’a cela, tâcher
D’être le doux passant, celui que vont chercher,
D’instinct les accablés et mes souffrants sans nombre,
Et les petites mains qui se tendent dans l’ombre ;
Il faut bien que quelqu’un soit la pour le devoir ;
Il faut bien que quelqu’un soit bon sous le ciel noir
De peur que la pitié dans les cœurs ne tarisse ;
Il faut que quelqu’un mène à l’enfant sans nourrice,
La chèvre aux fauves yeux qui rode au flanc des monts ;
Il faut quelqu’un de grand qui fasse dire : Aimons !
Qui couvre de douceur la vie impénétrable,
Qui soit vieux, qui soit jeune, et qui soit vénérable ;
C’est pour cela que Dieu, ce maître du linceul,
Remplace quelques fois la mère par l’aïeul,
Et fait, jugeant le vénérable capable de flamme,
Dans l’âme d’un vieillard éclore un cœur de femme.

Donc l’humble petit Paul naquit, fut orphelin,
Eu son grand œil bleu d’ombre et de lumière plein,
Balbutia les mots de la langue ingénue,
Eu la fraîche impudeur de l’innocence nue,
Fut cet ange qu’est l’homme avant d’être complet ;
Et l’aïeul, par les ans pâli, le contemplait
Comme on contemple un ciel qui lentement se dore.
Oh comme ce couchant adorait cette aurore !

Le grand père emporta l’enfant dans sa maison,
Aux champs, d’où l’on voyait un si vaste horizon
Qu’un petit enfant seul pouvait l’emplir. Les plaines
étaient vertes, avec toute sortes d’haleines
Qui sortaient des forêts et des eaux, la maison
Avait un grand jardin, et cette floraison
Ces prés, tous ces parfums et toute cette vie
Caressèrent l’enfant ; les fleurs n’ont pas d’envie.
Dans ce jardin croissaient le poirier le pêcher
La ronce ; on écartait les branches pour marcher.
Des transparences d’eau frémissaient sous les saules ;
On voyait des blancheurs qui semblaient des épaules
Comme si quelque nymphe eue été la ; les nids
Murmuraient l’hymne obscur de ceux qui sont bénis
Les voix qu’on entendait étaient calmes et douces
Les sources chuchotaient doucement dans les mousses ;
À tout ce qui gazouille, à tout ce qui se tait,
Le remuement confus des feuilles s’ajoutait ;
Le paradis, ce chant de lumière gaie,
Que le ciel chante, en bas la terre le bégaie ;
En été, quand l’azur rayonne, ô pur jardin !
Paul étant presque un ange, il fut presque un Éden ;
Et l’enfant fut aimé dans cette solitude,
Hélas ! Et c’est ainsi qu’il en prit l’habitude.
Un jardin, c’est fort beau n’est ce pas ? Mettez-y
Un marmot ; ajoutez un vieillard ; c’est ainsi
Que dieu fait. Combinant ce que le cœur souhaite
Avec ce que les yeux désirent, ce poète
Complète, car au fond la nature c’est l’art,
Les roses par l’enfant, l’enfant par le vieillard.
L’enfant voisine avec les fleurs c’est de son âge ;
Et l’aïeul vient, sachant qu’il est du voisinage ;
Et comme c’est exquis de rire au mois d’avril !
Un nouveau né vermeil, et nu jusqu’au nombril,
Couché sur l’herbe en fleur c’est aimable, ô Virgile !
Hélas ! C’est tellement divin que c’est fragile !
Paul est d’abord bien frêle et bien chétif. Qui sait ?
Vivra t’il ? Un vent noir, lorsqu’il naquit passait,
Souffle traitre, et sait on si cette brise amère
Ne viendra pas chercher l’enfant après la mère ?
Pour allaiter Paul ; une chèvre y consent.
Paul est frère de lait du chevreau bondissant ;
Puisque le chevreau saute, il sied que l’homme marche,
Et l’enfant veut marcher. Et l’aïeul patriarche
Dit : C’est juste ! Marchons. Oh ! Les enfants cela
Tremble, un meuble est Charybde, une pierre est Scylla,
Leur front penche, leur pied fléchi, leur genou ploie,
Mais ce frémissement n’ôte rien à leur joie.
Frémir n’empêche pas la branche de fleurir.
Un an, c’est l’âge fier, croitre, c’est conquérir ;
Paul fait son premier pas, il veut en faire d’autres.
(Mères vous le voyez en regardant les vôtres)
Frais spectacle ! L’enfant est suivi par l’aïeul.
prends garde de tomber, c’est cela. Va tout seul.
Paul est brave, il se risque, hésite, appelle, espère,
Et tout à coup se met en route, et le grand père
L’entoure de ses mains que les ans font trembler,
Et, chancelant lui même, il aide à chanceler.

Et cela s’achevait par un éclat de rire.
Oh ! Pas plus qu’on ne peut peindre un astre ou décrire
La forêt éblouie au soleil se chauffant,
Nul n’ira jusqu’au fond du rire d’un enfant ;
C’est l’amour, l’innocence, auguste, épanouie,
C’est la témérité de la grâce inouïe.
La gloire d’être pur, l’orgueil d’être debout.
La paix, on ne sait quoi d’ignorant qui sait tout.

C’est rire, c’est le ciel prouvé, c’est Dieu visible.

Victor HUGO, La légende des siècles

Je suis vraiment ravi d’avoir trouvé ce poème,
Source d’inspiration pour cette citation.

« Nul n’ira jusqu’au fond du rire d’un enfant. » — Victor HUGO

Un très beau texte que comme elle j’aime,
Et qui tout entier suscite bien des émotions.

Marc

Caca boudin . Boom boom uhhhh !!!

Bonjour,

Devant la recrudescence des mails idiots, imbéciles, inutiles et polluants et des spams, j’ai décidé de faire un grand ménage — en plus du bureau qui en avait bien besoin — des adresses de messagerie.

gros-caca-humour.jpg

Si vous aviez l’habitude de communiquer avec moi à certaines adresses, ne vous étonnez pas si elles ne répondaient plus dans les prochains jours.

Les adresses seront dorénavant, pour me permettre de mieux gérer :

  1. spécifiques (si je donne mon adresse à la société trucmuche, trucmuche)
  2. non publiées
  3. temporaires (pour que des personnes normalement intelligentes puissent continuer à m’écrire mais pas les robots),

Si je dois donner une adresse pour m’inscrire sur un site ou un service, cette adresse sera non seulement spécifique mais ‘volatile’ (susceptible de modifications ou suppression rapide).

Il semblerait que ce soit une condition sine qua non pour arrêter de se faire enquiquiner pour agrandir son sexe ou éjaculer comme une star du porno et bien d’autres saletés et pertes de temps inutiles.

Ne m’en envoyez plus. De toutes manières, je suis déjà une bête de sexe ^^

Au plaisir (des dames),

Marc

Gobez-moi, gobez-moi, gobez-moi…

Bonjour,

Je fus matinal ce matin, et je réalise que c’est bon pour moi :

Auto citation du matin,
vaut mieux que tous les potins.

La voici donc cette auto-citation, extraite d’une réponse à des messages qui sont bien jolis mais révèlent une triste réalité… Extraite puis finalement retirée car « à double tranchant » ou pouvant paraître prétentieuse — ce qu’elle est, dans le bon sens du terme, mais beaucoup de personnes ne sont pas prêtes à l’accepter —.

« Les bons mots c’est comme les champignons : Il y en a parfois de très beaux qui sont des poisons. » — Marc JESTIN, mars 2009

champignon-atomique.jpg

« Attention aux retombées ! » (pourrions-nous ajouter ou encore)

« Il faut les retourner pour faire la différence. »

Extrait de cette réponse à un fil de discussion par ailleurs fort instructif :

Quand mon Pressing me donne une leçon…

Bonjour,

Que de bons mots.

Retenons donc que parmi nos confrères il y a des personnes qui admettent la médiocrité, et qui ont besoin d’une crise pour essayer de bien faire leur métier.

Ça me rappelle ce commentaire de bulletin scolaire :
« Passable, serait pire s’il ne copiait pas sur ses voisins. »

Je ne doute pas que celles et ceux qui font mieux réussissent mieux.
Soit qu’ils soient plus doués, soit qu’ils n’acceptent pas la médiocrité, soit qu’ils recherchent toujours (et en permanence) un mieux faire et un mieux SERVIR LEURS CLIENTS.

Aucun doute non plus que ceux qui feront mieux que les autres s’en sortiront mieux.

{début de la partie finalement supprimée} Mais, de grâce, n’affichons pas ici des propos qui pourraient jeter l’opprobe sur une profession où — fort heureusement — il n’y a pas que des fainéants profiteurs… ^^

« Les bons mots c’est comme les champignons : Il y en a parfois de très beaux qui sont des poisons. » — auto citation {fin de la partie finalement supprimée}

My 5 fingers,

Marc