Ça me fait de la peine, et je le considère comme un problème…
Que vous ayez à ce point sabordé cette oeuvre magnifique comme je viens de le réaliser grâce… au Net !
Bref, pour les personnes qui souhaiteraient savoir ce que donne le VRAI texte et la VÉRITABLE et superbe chanson de Françoise HARDY (n° 10 de l’album éponyme, 1973) que, quoiqu’aimant beaucoup Michel BERGER et encore plus France GALL (ou tout au moins ce qu’elle a été), je ne supporte pas qu’on transforme et qu’on travestisse, en voici la substance.
MESSAGE PERSONNEL
au bout de téléphone il y a votre voix
et il y a les mots que je ne dirai pas
tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
je voudrais vous les dire et je voudrais les vivre
je ne le ferai pas : je veux, je ne peux pasje suis seule à crever et je sais où vous êtes
j’arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
préparez votre temps, pour vous j’ai tout le mien
je voudrais arriver, je reste, je me déteste
je n’arriverai pas : je veux, je ne peux pasje devrais vous parler, je devrais arriver ou je devrais dormir
j’ai peur que tu sois sourd, j’ai peur que tu sois lâche
j’ai peur d’être indiscrète
je ne peux pas vous dire que je t’aime peut-être
mais si tu crois un jour que tu m’aimes
ne crois pas que tes souvenirs me gênent
et cours, cours jusqu’à perdre haleine
viens me retrouver
si tu crois un jour que tu m’aimes
et si ce jour-là tu as de la peine
à trouver où tous ces chemins te mènent
viens me retrouverTexte : F. Hardy/ M. Berger
Musique : M. Berger
Et pour celles et ceux qui ont le cerveau ramolli, ou qui aiment le bruit sonore mieux que ceux de l’intérieur, vous pouvez toujours aller voir les per-versions qui en ont été faites comme tout récemment par Olivia RUIZ (pour l’oeuvre de laquelle j’ai beaucoup de respect, et dont je souhaite qu’elle n’ait pas, de son vivant, à vivre l’horrible épreuve de voir tagguer ses plus beaux tableaux sur la place publique), il vous suffit de chercher bien… Vous trouverez.
Je propose qu’on déshabille la Joconde et qu’on lui fasse des yeux bleus, des gros seins à la Adriana K. ^^ Sisi, j’insiste. Ça serait trop d’la balle !!!
Car il faut être sourd et idiot pour ne pas voir, dans cette oeuvre, le summum de ce qu’on peut faire de plus parfait. Rien ne saurait l’égaler, et surtout pas une version où une voix beugle le refrain dès les premières notes… Car tout a un sens, rien n’est le fruit du hasard.
Au plaisir, et spéciale dédicace à toi qui as de la peine, et qui ne dois pas bien comprendre ce qui se passe.
Je ferais mieux, en effet : — de me concentrer sur un travail ; — de me tourner vers toi et t’écouter un peu.
Ce que je vais faire, de ce pas alerte que tu me connais, et avec ce sourire et cette détermination qui, je l’espère, te combleront.
Bien le bonjour chez vous,
Marc
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Bonjour,
Cette chanson est toute en progression et continuum.
Le réalisateur l’a d’ailleurs très bien compris et retracé, avec les moyens de l’époque… En choisissant ce plan très lent et progressif qui commence par un profil qui n’ose transpercer du regard.
Il y a celles et ceux qui le ressentent, il y a celles et ceux qui l’ont compris. Et il y a aussi d’ailleurs celles et ceux qui l’ont appris, à l’école d’un art superbe : l’art de parler de l’Homme aux femmes et hommes.
Je m’étonne que le grand Michel ai pu un jour trahir cette chanson…
Au plaisir,
Marc