L’océan, François, il y a l’océan…

« L’océan, François, il y a l’océan… »

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Cette phrase que laisse Mathilde rappelle à François l’histoire qu’elle lui a confiée à leurs débuts sur sa mère multi récidiviste des tentatives de suicide.
Écrite sur le mur d’une petite chambre de DUNKERQUE dont je ne trahirai pas les secrets, elle forme l’avant dernier plan d’un film qui se termine sur une plage ensoleillée.

Mathilde est une jeune étudiante à la fois mature, intelligente et belle.
Elle vit en marge des systèmes et s’ennuie manifestement au lycée.
Elle cause bien des tracas et pose bien des questions à François (Bruno CREMER en professeur de philosophie) qui décide de l’aider après avoir découvert son érudition et ses capacités.

Nous parlons là de « NOCE BLANCHE ».

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Vanessa PARADIS est âgée de 17 ans, l’âge de l’héroïne Mathilde. Elle y tient brillamment ce premier premier rôle au cinéma. Un rôle de composition particulièrement intense et profond qui lui vaudra le CÉSAR du Meilleur Espoir Féminin et le Prix Romy SCHNEIDER.

J’aime ces films où la philosophie institutionnelle établie se heurte à la rencontre d’improbables destins qui s’entrechoquent alors qu’ils n’auraient jamais du se croiser. L’histoire est magnifiquement servie par les acteurs et par l’apparente simplicité et accessibilité que la réalisation a volontairement retenu.

Bien que ce film déjà ancien (1989) nous semble d’un autre âge (la sonnerie du téléphone, qui tient une place importante, ou même les voitures semblent tout droit sortis d’un vieux documentaire), il nous parle à l’oreille et nous est proche.

Ce film était programmé cette nuit sur M6 et je n’ai pu résister à revivre cette belle histoire d’une grande intensité… Malgré la fatigue et l’horaire tardif.

Cette histoire d’amour impossible et d’une grande humanité ne peut laisser insensible. Encore une, dirais-je, gardant espoir de rendre la vue à des aveugles.

Je n’ai découvert ce film superbe qu’il y a quelques années à la télévision, et l’ai revu plusieurs fois avec émotion. Décidément, il me touche toujours autant…

Impossible de dormir sans venir immortaliser ici tout l’Amour qu’il nous reste à vivre…
Si nous faisons le choix de vivre…
Dans un océan…
un océan de tendresse !

Marc


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4 réponses pour “L’océan, François, il y a l’océan…”

  1. Plus d’informations sur le film ?
    À noter qu’il est sorti le 4 novembre 1989.
    À l’époque « je m’occupe [ais] de choses sérieuses ».
    Marc

  2. Preuve que l’écriture d’une description même télégraphique n’est jamais neutre et parle autant de l’auteur que de l’oeuvre.
    Voici donc ce qu’écrit cinemotions.com :

    L’histoire de « Noce blanche »
    François, 49 ans est professeur de philosophie dans un lycée de Saint-Étienne. Catherine, son épouse, dirige une librairie. Leur vie commune est harmonieuse et paisible. Mathilde, 17 ans, est dans la classe de François. C’est une élève régulièrement absente. Le hasard amène François à se pencher sur le cas de cette fille qui vit seule, écartée semble t-il par le père, de l’influence désastreuse de la mère et des frères. François découvre chez cette fille un personnage brillant, énigmatique parfois émouvant, mais totalement contradictoire, au passé étrange et troublant. Il l’aide à réussir en classe et cède à la passion de la jeune fille pour lui. Mais il se reprend et réalise la folie de la situation. Bouleversée, Catherine essaie de l’aider à se détacher de cette passion…

    Nous n’avons sans doute pas tout à fait vu le même film… Et c’est bien normal.
    L’oeuvre, ELLE, elle n’a sans doute jamais voulu le dire, ou tout au moins pas comme ça.
    Elle sait nous livrer son art avec plus de détachement et de dignité, et c’est ça aussi qui en fait un chef… un chef d’oeuvre.
    Marc

  3. Chaque détail compte :
    Les messages que laisse Mathilde à la fin du film sont :
    1. ce message sur le mur… représentation du tableau ?
    2. un « Pardon » sur la couverture du livre de François…
    Étonnante histoire riche de relations intellectuelles et plus sensuelles.
    Fusionnelle ?
    Belle ou scandaleuse ?
    Superbe ou triste ?

  4. L’oeuvre laisse chacun voir, interpréter et ressentir cette histoire…
    Est-ce cela, la liberté ?
    Je crois bien que oui…

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