Bonsoir,
Les enfants sont couchés.
Fait rarissime, leur maman étant en voyage à l’étranger, les titous dorment ce soir dans leur chambre dans mon modeste appartement.
Aujourd’hui, 6 décembre 2009, nous avons passé une belle journée ensemble et partagé beaucoup d’amour.

En l’an 1997, le 6 décembre était un samedi. J’avais alors 27 ans. À Strasbourg, j’avais eu le courage de suivre mon impulsion pour rejoindre une jeune entreprise en construction dans le monde des télécommunications. J’étais jeune, je gagnais déjà bien ma vie et étais installé dans un bel appartement dans une résidence agréable au bord du Canal de l’Ill, face au tramway, à ILLKIRCH.
J’avais passé un long après midi à marcher, marcher, marcher dans un marché. Le Marché. Le Marché de Noël… Je ne marchais pas seul. Je tenais la main de la femme que j’aimais. J’avais beaucoup d’enthousiasme, de joie, d’espoir mêlés d’une grande fébrilité.
Mais pourquoi marcher me direz-vous ? Comment se fait-ce que ce souvenir de chine strasbourgeoise soit heureux alors que que je n’affectionnais pas particulièrement les séances shopping ?
Nous sommes dimanche 6 décembre 2009. Depuis quelques heures déjà, les enfants dorment. Tous est prêt pour demain.
Le 7 décembre 1997 est né à STRASBOURG (67) le Fruit de l’Amour, celui que sa copine appellera plus tard « Didi » chez la Nounou de BEAUMONT (63) faute de pouvoir prononcer convenablement son prénom. Didi est resté. Didi a grandi.

Didi aura 12 ans demain.
Papa ne le verra que le matin pour lui témoigner tout son amour car il a d’autres engagements à tenir. Papa tient toujours ses engagements, durablement…
Souvenirs de ce que j’ai compris à son âge. La vie qui avance, la vie qui progresse. Les chemins de la compréhension des hommes. Les chemins difficiles souvent solitaires pour aller vers un plus haut, un plus d’humanité, un plus d’intensité, un plus d’Amour…
J’y suis parvenu. Souvent seul. Parfois comme actuellement très bien accompagné.
Tu es, Cédric, le 1er fruit de cet Amour…
Il y a bien eu quelques reculs. Il y a bien eu quelques erreurs.
Nous avons réussi, ensemble, même si nous sommes souvent séparés, toi et moi.
Cédric, tu seras heureux demain je crois.
Tu as un papa qui t’aime ; une maman qui t’aime ; tu auras une belle journée et je l’espère — encore plein de rêves d’étoiles et d’envies d’aimer —.
Cédric, tu es le Fruit de l’Amour, de la Passion, de la Vie… De tout ce qu’il y a de plus précieux et pur.
Ce qui vaut pour l’un vaut tout autant pour l’autre… N’est-ce-pas Yannou
?
Votre papa Marco qui vous aime
(bon ok je sais je radote… Et vous préférez jouer ^^)