Mesdames, mesdemoiselles, messieurs
« mademoiselle » est ainsi défini dans Wikipédia :
En français, mademoiselle est un titre de civilité se référant à une femme qui n’a jamais été mariée. L’usage est d’abréger Mademoiselle en Mlle et Mesdemoiselles en Mlles.
Certaines actrices voient leur patronyme précédé de « mademoiselle » alors que ce titre ne correspond pas à leur statut réel. Il s’agit en fait d’une tradition qui remonte au XVIIe siècle. L’Église excommuniant les actrices, ces dernières n’avaient pas le droit de se marier puisque le mariage civil n’existait pas à l’époque. Pour rendre hommage à la pratique de leurs glorieux prédécesseurs, certaines actrices se font appeler « mademoiselle » aux génériques des films auxquels elles ont participé.
Il y aurait beaucoup à dire, comme d’habitude, de cette « humanité » inhumaine… Mais ce n’est pas le sujet originel de cet article dans un blog où le pêché n’existe pas.
À la demande générale, je déclare solennellement que nous cessons d’utiliser « mademoiselle ».
Ce fut la position tenue en majorité par les femmes présentes à une très intéressante réunion débat sur les discriminations à laquelle j’ai eu le plaisir de participer (et de laquelle je n’avais pas eu le temps de parler ici). Lors ce rendez-vous organisé par le Club des 1000 au cinéma Le Rio, vous nous avez dit :
Le « mademoiselle » discrimine les femmes non mariées simplement par le fait de les distinguer.
Pour ma part, j’avais déjà tranché depuis longtemps : l’usage du prénom est le plus adapté et me met le plus à l’aise (pour avoir l’impression de parler à une personne, quand c’est possible). Dans le cas contraire, « madame » m’évite de me gourer. D’autant que j’estime que ça ne fait pas une grande différence… ni dans un sens, ni dans l’autre : Avez-vous déjà essayé de voir la différence qui distingue la mariée de la fiancée ?
Prenons deux exemples :
Alors ? Madame ou mademoiselle ?
« Jeune fille » pourra remplacer le « mademoiselle » adressé aux jeunes filles. En toute logique. On notera qu’il conviendra de permuter vers « jeune femme » si la personne a progressé dans les rangs sociaux au point d’avoir exercé son statut de meilleure compagne de l’homme. Ce qui est ennuyeux, c’est que l’on ne sait jamais trop bien quand. On peut même dire qu’on l’ignore majoritairement et durablement. Dans ce cas, je tiens à préciser à mon aimable lectorat qu’il serait bien indélicat de demander à être renseigné plus avant, dans les moeurs qui ont cours actuellement, tout au moins.
Revenons sur mes pratiques, pour ajouter, en guide d’ouverture, que quelques « privilégiées » pourront se voir appelées par des petits noms doucement chuchotés à l’oreille ou susurrés au hasard de la conversation, quand elles daignent m’accorder de leur temps et attention.
Plus de « mademoiselle » donc, sauf s’il s’agit de poésie à mademoiselle, ou d’aller voir si la rose… bien évidemment.
Et qu’on me fouette si ma langue fourche ou si je ne tiens parole.
Bien cordialement,
Marc
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